Fuck off. Fin d'année gangrénée, la résistance brûle par les deux bouts, fusibles en surchauffe. Quelques oasis mis de côté pour alimenter un peu le circuit, tout le reste autour pue le miasme et les cellules dégénérées qui se propagent à tout va. Comme si la mort était contagieuse et pas seulement cantonnée aux plus vieux, aux plus faibles. On bosse pour quoi, putain ?! J'ai l'impression constante de coller des sparadraps sur des escarres trop larges, trop profondes, et je badigeonne de rouge le tout pour qu'on voit moins les dégâts. Y a à peine quelques lueurs à admirer, tout le reste stagne, croupit doucement et empeste la maladie. J'aurais du gueuler plus fort quand j'ai demandé une trêve, juste quelques semaines de joie ou de rien, tout plutôt que ce foutu chevalet qu'on sort à chaque fois, la photo, le nom, la date.
J'voudrais pouvoir donner des bonnes nouvelles, coller un sourire sur la tronche des gens, qu'on me donne les moyens de faire mon travail correctement au lieu de nous scotcher le pied sur l'accélérateur et qu'importe le mur devant, qu'importe les gens qui traverseraient à ce moment là.
C'est l'époque des guirlandes aux murs et des clémentines et ça cadre mal avec l'ambiance de fond. Il fait nuit trop tôt, bordel, et même la neige boude ce boulevard nécrosé.
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