samedi 18 juin 2011



Le malaise. Je ne sais pas. La fatigue poisseuse qui me colle au lit solidement, les yeux jamais bien ouvert et puis le sommeil de plomb, agité et mes rêves qui se moquent de moi. J'aime ce que je fais, mais je crois que j'ai ma dose. Le travail devient pesant, insensé et peut être juste que j'ai cessé d'y croire. Je ne sauverai pas le monde parce qu'on ne m'en laisse pas les moyens, parce qu'on me demande de faire mieux avec moins. J'ai mis un pied hors de la réalité et la mienne est toute relative. J'ai le quotidien pathologique. Alcoolisé, malade, remplis de cris, parfois violent. Les dernières "sorties" du centre que j'ai eu, c'est un décès, un retour ici six mois après, une mise à l'abri ailleurs à cause de violences. Pas de quoi pavoiser. Pas tellement mieux pour les collègues. Et si certains semblent aller mieux depuis qu'ils sont ici, d'autres se sont encore enfoncés davantage. J'ai perdu quelque chose sur la route.
Il est sans doute furieusement temps que j'entreprenne quelque chose de nouveau, ou la même chose, ailleurs, autrement. Changer mes horizons. Tu sais, je voudrais t'emmener au soleil et qu'on y reste très très longtemps.


0 petites notes:

 
© 2006-2010 Myna Miller